Au lendemain du rejet de la Loi de finances rectificative (LFR), Thierno Alassane Sall est monté au créneau pour dénoncer l’attitude des députés de Pastef. Dans une réaction particulièrement virulente, le leader politique accuse la majorité parlementaire d’avoir délibérément empêché tout débat contradictoire afin d’éviter que l’opposition ne mette en lumière, selon lui, les incohérences de ses arguments.
Intitulant sa sortie « Pastef passe aux aveux », Thierno Alassane Sall estime que le rejet de la LFR ne constitue pas simplement un désaccord parlementaire sur les orientations budgétaires du gouvernement. Il y voit plutôt une volonté d’étouffer le débat démocratique et de fragiliser les institutions du pays.
« Les députés de Pastef n’ont pas seulement décidé de rejeter la Loi de Finances Rectificative : ils ont étouffé tout débat pour empêcher l’opposition de démonter leurs arguties », dénonce-t-il.
Pour l’opposant, cette démarche traduit une volonté préoccupante de la majorité parlementaire de restreindre l’expression contradictoire au sein de l’Assemblée nationale. Il considère que cette attitude s’inscrit dans une logique d’obstination politique susceptible, à terme, de conduire le Sénégal vers une crise institutionnelle.
Dans son réquisitoire, Thierno Alassane Sall va plus loin en accusant Pastef de remettre en cause les fondements démocratiques du pays. « Pastef est devenu la négation même de nos acquis démocratiques », affirme-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une dérive dans la conduite des affaires publiques.
Pour illustrer son indignation, le responsable politique convoque la célèbre parabole biblique du jugement de Salomon, évoquant la fausse mère prête à voir l’enfant divisé plutôt que de le laisser à l’autre. Une comparaison lourde de sens à travers laquelle il accuse les dirigeants de Pastef de privilégier leurs intérêts politiques au détriment de l’intérêt national.
« Ils précipitent sciemment notre Nation dans l’abîme pour sauver leurs intérêts », soutient-il.
Sa conclusion est sans concession : « Ils avouent, en réalité, qu’ils n’aiment pas le Sénégal. »
À travers cette prise de position, Thierno Alassane Sall transforme ainsi le rejet de la Loi de finances rectificative en une nouvelle bataille politique autour du fonctionnement des institutions et de la qualité du débat démocratique. Une sortie qui illustre la montée des tensions entre l’opposition et la majorité parlementaire, sur fond de désaccords concernant la gestion des finances publiques et la place accordée au débat contradictoire au sein de l’hémicycle.

